Clara Luciani célébrée par le NME : "C'est l'une de nos découvertes préférées"


13 juillet 2019

Week-end festivalier pour le public français. La semaine passée, trois gros festivals se faisaient concurrence : au Nord, le Main Square Festival posait ses valises à Arras avec Macklemore, Christine and the Queens ou Damso. A l'est, les mythiques Eurockéennes de Belfort passaient la 31ème avec NTM, Angèle ou The Chainsmokers. C'est à l'ouest que s'est rendu le célèbre magazine New Musical Express au festival Beauregard près de Caen. S'ils étaient sur place pour voir les sets de Mac DeMarco, Interpol, IDLES ou Tears for Fears, les journalistes du NME ont également pu se frotter à la « scène locale » comme ils la décrivent. En tête, Clara Luciani a séduit le reporter. Rebaptisée « Clara Luciana », la chanteuse « a attiré la première grande foule du week-end et constitue l'une de nos découvertes préférées ». Pour le journal, l'univers de l'interprète de "La grenade" « se faufile entre desert-rock et petites pépites disco avec des ballades sensuelles au coeur lourd et quelques titres de ruptures post-rock ». « Intriguant, n'est-ce pas ? » conclut le journaliste Andrew Trendell, visiblement enchanté par sa trouvaille.


Et Clara Luciani n'est pas la seule Française à recevoir les éloges du NME puisque Jeanne Added est considérée comme « la meilleure surprise du week-end » : « A notre ignorance, elle a déjà sorti trois albums acclamés depuis 2011. Avec cela et l'énorme foule qui l'attend, vous aurez compris qu'elle est déjà établie dans le paysage musical ». L'auteure de "Mutate" est ainsi décrite comme un savant mélange de Christine and the Queens (pour le côté R&B), Robyn (pour ses petits tubes disco), Sia (sur ses acrobaties vocales) mais aussi Nine Inch Nails et Gary Numan (pour sa musique « dark disco-pop »). Le rap n'est pas en reste au NME, notamment avec les passages de Columbine et Roméo Elvis : « Nous n'avons aucune idée de ce qu'il s'est passé mais ils ont crée de féroces circle pits et les plus jeunes festivaliers de Beauregard sont devenus totalement dingues face à ce genre de performance rap percutant » peut-on lire. Le journaliste exprime son étonnement face aux deux artistes, qui sont arrivés sur scène en vélo : « Après tout pourquoi pas » ! Mais le NME souligne surtout un autre talent hexagonal : « Aucun rappeur ne se rapproche de la prestation enflammée et du pur carnage délivré par PLK ».

Enfin, le magazine a succombé à Beach Youth, quatuor normand de surf-rock, programmé « trop tôt » samedi après-midi. « Heureusement, ils (...) méritent leur nom. Parfois, ils ont cette frénésie qui rappelle les débuts des Strokes ou des Arctic Monkeys alors qu'ils sont un mélange entre Phoenix, une version euro-disco de Friendly Fires et The Rapture. Quoi qu'il en soit, trempez le tout dans des mélodies brumeuses et vous obtiendrez quelque chose de très joli » conclut le NME. Une très bonne nouvelle, à la fois pour les artistes qu peuvent espérer un rayonnement plus international, tout comme le festival, mais aussi pour le reporter dépêché sur place qui avoue avoir envie de revenir au festival français qui possède ce "je ne sais quoi".

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